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Mercredi 1 mars 2006
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 Si le sujet des animaux est abordé au sujet des frères Muller, il est nécessaire de mettre à part l'ensemble constitué par les ouvres conjointes Chapelle / Muller qui sont au nombre de 14 :


-          le paon et la paonne                

-          le perroquet

-          la cacatoès

-          le coq,

-          la cigogne,

-          le pigeon,

-          le faisan

-          la chouette

-          la tortue,

-          l'escargot

-          le lion

-          le singe,

-          l'éléphant.

 

 

Ce groupe si particulier sera abordé lors d'un autre chapitre même s'il, par certain côté, n'est pas étranger au « bestiaire mullerien ».

 

 

 

Les animaux utilisés par les Frères Muller apparaissent très tôt mais sont surtout utilisés après l'installation à Croismare en 1919 et la création de Muller Frères. Auparavant, il est possible de rencontrer des insectes posés en cabochon par exemple ou des serpents voire des animaux bibliques (le serpents tentateur) ou mythologiques (le Sphinx). Après 1919,  la gent ailée (moineaux, chouettes ou hiboux, corbeaux, hirondelles, pigeons, cygnes, coqs, tétras, martins pêcheurs, mouettes, pingouins ou manchots, ibis) voit ses représentants majoritairement puisés dans la faune lorraine. Leur traitement varie bien évidemment en fonction des époques, naturaliste ou stylisé, mais le trait reste le même et la l'intention ne varie pas : saisir l'instant dans son émotion et le restituer dans la matière. Dans les animaux volants parfaitement identifiés il est possible de rencontrer des papillons, des cigales, des libellules, des coccinelles ou des abeilles.

 

 

 

Parmi les insectes, il faut aussi citer les scarabées.

 

 

 

Le temps passant, l'exotisme fait son apparition avec les lions, gazelles, singes, panthères et autres éléphants qui sont l'apanage de la période Art Déco. Ils remplacent sans les faire disparaître les animaux tant domestiques (chevaux, chien, moutons, etc.) que sauvages, (sangliers, écureuils, chevreuils, cerfs, ours, loups, bouquetins, bisons, etc.) qui eux, nés avec l'Art Nouveau, vivront une belle aventure avec l'Art Déco. Les scènes de chasse sont nombreuses.

 

 

 

Un mot sur le chat qui, me semble-t-il fait exception car je n'en ai pas encore vu.

 

 

 

L'étude ne serait pas complète sans aborder les poissons et autres animaux aquatiques qui, s'ils sont rares (méduses, esturgeons, hippocampes, crabes, étoiles de mer, etc.) n'existent presque exclusivement que pendant la période Art Déco.

 

 

 

Il me reste sans doute bien d'autres animaux à découvrir dans l'oeuvre des Muller et je reste à votre écoute pour m'enrichir.

 

 

 

Je vous parlerai bientôt des intercalaires (brevet de 1927) et des fleurs dans l'oeuvre des Frères Muller.

 

Vendredi 3 mars 2006
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La technique des intercalaires a fait l’objet d’un dépôt de brevet en 1927. Si Daum avait déjà utilisé cette technique au début du siècle, les Frères Muller l’ont perfectionnée et l’ont adaptée à leur génie créatif.

Les intercalaires sont relativement courant sur le marché. Leur classement est cependant assez difficile dans sa systématisation. Pour faire clair, il est possible de les classer selon plusieurs critères :

-         la forme, spécifique ou non,

-         la répartition de l’additif intercalaire, uniforme régulière ubiquitaire ou localisée polymorphe,

-         la finition, gravée ou non,

-         le support, marbré, uni ou à motif,

-         la nature de l’intercalaire, argentique ou autre (le plus souvent verre coloré par des oxydes métalliques).

Cette technique permet d’ajouter une dimension décorative supplémentaire à toutes les pièces auxquelles elle a été appliquée. Chaque « Muller » se caractérise par sa forme, son motif de surface, sa couleur et de son rendu (en surface et dans la profondeur) qui sont des propriétés qui s’inscrivent dans l’espace à 3 dimensions.

 

 

 

Le motif intercalaire, élément décoratif en 2 dimensions prenant place dans un plan de coupe,

va perturber la perception que l’on peut avoir du « Muller ». Le spectateur aura l’impression d’une distorsion des formes. Cet effet sera maximal dans deux situations bien particulières :

-         les distributions en quinconce des inclusions métalliques,

-         les inclusions parcellaires, localisées, bien délimitées et à contour précis.

Ces détails en font des pièces recherchées.

 

 

 

Les intercalaires gravés font partie selon moi des plus beaux « Muller ».

Dimanche 12 mars 2006
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Les paysages chez les Frères Muller sont d’inspiration multiple. Il faut bien évidemment mettre de côté les image en gros plan d’arbres hébergeant d’ailleurs souvent des animaux (tétras, hibou, etc.) qu’il faut plutôt classer dans la catégorie des décors à base de faune ou de flore, ainsi que les scènes animalières ou les scènes de la vie quotidienne.

Une fois délimité le champ d’étude, je pense qu’il est possible de classer les paysages selon les zones géographiques qu’ils sont sensés représenter. La plupart sont facilement reconnaissable. Il en est deux cependant qui échappent à l’identification : le paysage lacustre et le paysage de forêt. Je ne ferai qu’un balayage très rapide des paysages sans m’attacher à décrire les techniques employées et à illustrer le travail artistique sur chaque réalisation.

 Reste à envisager le support :

-         lampe champignon, lampe sur pied en fer forgé, lustre,

-         vase, potiche

-         plaques

et la technique : le plus souvent des camées.

 

 Le paysage des Vosges

Souvent confondu avec le paysage alpin, il est facile de l’en différencier : je n’ai jamais vu de d’aiguilles dans les Vosges. Le paysage des Vosges s’accompagne souvent de la présence d’animaux en sous bois, car bien évidemment, la forêt est présente avec une égale proportion de feuillus et de résineux. Le sol est vallonné avec parfois un pont romain enjambant un torrent.

Il existe une variante de ce paysage, moins typique qui représente une forêt avec beaucoup plus souvent des animaux dans le sous bois, animaux occupant parfois même le premier paln. Ces paysages sont dénommés en fonction de la couleur dominante. Il sont très souvent en bichromie : rouge et noir par exemple.

Le paysage alsacien

Mon préféré. Ce paysage associe dans des médaillons trois vues de l’Alsace :

-         un envol de cigognes sur fond de cathédrale de Strasbourg,

-         une maison à colombage

-         une vue de la ligne de crête vosgienne avec un château fort.

 

 

Le paysage alpin

Le paysage alpin s’accompagne souvent d’arbres dont les fûts sont cassés à mi-hauteur. Certain ont voulu y voir les séquelles de la première guerre mondiale qui à mis à bas de nombreuses forêts dans l’Est de la France mais certainement pas dans les Alpes.

Samedi 18 mars 2006
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Le paysage lacustre. Même si l'eau est présente très souvent dans les paysages vosgiens ou alpins, le lac n'en est jamais qu'un élément. Dans le paysage lacustre, l'eau est l'élément principal. Il est très souvent possible de discerner un pêcheur dans un barque, animant ainsi la scène qui aurait été terne mais intemporelle comme le décrit Lamartine.

Lundi 20 mars 2006
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Le paysage breton

Ce paysage est très facile à reconnaître car il rassemble 3 éléments caractéristiques :

la mer,

  les bateaux de pêche,

              les personnages en costume breton.

 

 

 

Le paysage méditerranéen

Peut-être l’un des paysages les moins typiques chez les Frères Muller. Il se reconnaît pas son sol rocailleux et la présence de pins parasols très tortueux évoquant un sol désséché par un soleil très présent.

 

 

 

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