Les intercalaires - Technique des Frères Muller

Publié le par TALLOT Benoit

La technique des intercalaires a fait l’objet d’un dépôt de brevet en 1927. Si Daum avait déjà utilisé cette technique au début du siècle, les Frères Muller l’ont perfectionnée et l’ont adaptée à leur génie créatif.

Les intercalaires sont relativement courant sur le marché. Leur classement est cependant assez difficile dans sa systématisation. Pour faire clair, il est possible de les classer selon plusieurs critères :

-         la forme, spécifique ou non,

-         la répartition de l’additif intercalaire, uniforme régulière ubiquitaire ou localisée polymorphe,

-         la finition, gravée ou non,

-         le support, marbré, uni ou à motif,

-         la nature de l’intercalaire, argentique ou autre (le plus souvent verre coloré par des oxydes métalliques).

Cette technique permet d’ajouter une dimension décorative supplémentaire à toutes les pièces auxquelles elle a été appliquée. Chaque « Muller » se caractérise par sa forme, son motif de surface, sa couleur et de son rendu (en surface et dans la profondeur) qui sont des propriétés qui s’inscrivent dans l’espace à 3 dimensions.

 

 

 

Le motif intercalaire, élément décoratif en 2 dimensions prenant place dans un plan de coupe,

va perturber la perception que l’on peut avoir du « Muller ». Le spectateur aura l’impression d’une distorsion des formes. Cet effet sera maximal dans deux situations bien particulières :

-         les distributions en quinconce des inclusions métalliques,

-         les inclusions parcellaires, localisées, bien délimitées et à contour précis.

Ces détails en font des pièces recherchées.

 

 

 

Les intercalaires gravés font partie selon moi des plus beaux « Muller ».

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