Le pressé-moulé

Publié le par TALLOT Benoit

Le pressé moulé chez les Muller ne fait pas l’objet d’une spéculation outrancière pour l’instant.

Il est donc intéressant d’investir dans ces pièces tout en sachant que le meilleur côtoie le pire.

En effet à côté de sublimes pièces reprises à la meule, gravées dans la masse et porteuses de l’essentiel du génie de Désiré Muller, il existe de nombreuses réalisations industrielles dont les moules ont été tellement utilisés que certains détails ont disparu ou sont presque effacés. Je pense notamment à ces tulipes très fréquentes sur les marchés et les brocantes.

 

Les motifs vont du décor géométrique au décor animalier en passant par le nu ou les éléments naturels, nuage, fleurs, etc. stylisés.

La lustrerie n’est cependant pas à dénigrer. Là également il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Les lustres à plaques sont le plus souvent de majestueuses et imposantes réalisations montées sur métal nickelé permettant d’alléger les structures tout en donnant plus de place (et donc plus de poids) au verre.

Moins courus que les gravures à l’acide, moins connus que les nuagés, moins goûtus que la fluogravure, ils sont à rechercher activement car ils prendront certainement de la valeur. De plus ils trouvent parfaitement leur place dans un intérieur moderne ou contemporain. Ils pourraient d’ailleurs en constituer l’élément meublant principal tant leur présence est parfois écrasante…

 

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